Les poèmes ou ce que ça dit de moi aux différentes périodes de vie ; ..comme une sensibilité nue ou zone de vulnérabilité qu’il fallait protéger « gérer parfois » ou camoufler
Que ce soit mes nombreux cahiers de rêves, grands formats à mes 1ères créations d’histoires démarrées en CP, je me souviens.
Et au fur et à mesure du temps, pour tenir dans ce monde, j’ai écrit, dansé, dessiné, peint, photographié, cuisiné, sculpté, fait des breuvage en nature, ..du théâtre d’improvisation et chanté mais d’abord écrit, pour exprimer et ne pas me retrouver plus décalée que je ne l’étais en la société, décalée aussi de la source de : mes tripes, mon instinct, mon audace.
Une expression qui n’est pas incarnée finit par décaler son pouvoir vers l’extérieur“ disait un maitre. Ecrire en cela, m’a aidé.
Rester moi et délibérément inspirée, créative, en élan de vie et d’envie, ..que ne s’éteigne et s’éffrite le magnétisme divin qui m’habitait.
Et il était juste pour moi, que le corps dans cette danse libre donnée, par le mouvement, par l’écrit, par la voix et/ou le dessin, redevienne cet être sensible ; ma boussole. 
Un grand oui à ce génie que tous nous avons, pour que cette capacité à donner et m’exprimer en déploiement ne soit plus une suffocation comme elle a pu l’être parfois, mais la conséquence inévitable d’une présence retrouvée…un silence fécond d’où tout naît.

Pause & parenthèse INFO👇
Un auteur ci-dessous, tout juste découvert ;
David wicker qui contribue à merveille aux histoires et au voyage par les mots. https://www.lechaudronauxhistoires.fr/letre-en-mots/#mesmots
&
1 Extrait de la newsletter d’Anne Ghesquière du 06 mai ;
“Et si l’art pouvait nous aider à nous regarder autrement ?
Dans son nouveau roman Les miroirs sourient à ceux qui s’aiment,
Raphaëlle Giordano, autrice du best-seller Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, explore avec délicatesse cette idée à travers un parcours artistique
et des rencontres qui invitent à porter un regard plus doux sur nos corps,
nos différences et notre histoire.
Un livre sensible et lumineux sur l’acceptation de soi et la bienveillance.
“Les miroirs sourient à ceux qui s’aiment”,
de Raphaëlle Giordano, vient de paraître aux Éditions Récamier
 À retrouver ici ou en librairie.“

Vous découvrirez donc ici, un 1r poème écrit en période adolescente, 1998 plus exactement, l’année de mes 16 ans.
Je m’étais à l’époque préparer une boîte de mots forts, pour moi percutants et me suis amusé à piocher en me disant, avec cela je vais construire un poème.
C’est un honneur pour moi d’y retourner, plonger dans ce qui avait envie et besoin de s’extraire, comme pour une réémergence nouvelle en 2026.

D’autres suivront …différents.
Vous retrouverez cependant, une ligne cohérente : le mystère qui nous habite.
A chaque poème, une image IA et un son de musique existante choisie par mes soins pour accompagner la lecture/le pas sage, …en cours d’installation pour certains poèmes.
Et à la fin, une tentative de sens offert par l’IA toujours, que j’apprécie. Elle permet qq part, un élargissement et une ouverture différente.
Mais surtout, rester libre de votre ressenti et image intérieure à la lecture sensitive de ces textes.

Je me souviens de l’état dans lequel a été crée “Une condition imbibée“.
Je ne vous en dis pas plus si ce n’est que certaines images sont volontairement brutes et puissantes, l’ enchaînement des images/sensations est abstraitent et le sens diffus.
Aussi, dans le tempérament qui était mien, de là où je venais et du parcours de vie jusque là engagé, mon objectif ici, était de toujours créer une sensation plus qu’un message clair —
Il n y a donc pas d’idée précise si ce n’est, peut-être, ce que vous en retirez par vous-même, de façon kinesthésique dans votre propre chemin.


Une belle découverte à vous.

🌟Une condition imbibée,
https://www.youtube.com/watch?v=f_R4ihWZF5k
“Une condition imbibée qui s’épuise, absorbée par un courant de lassitude subjectif, mais qui semble éphémère.
À cent lieues des réalités, cette condition imbibée échappe en vain à la pulsion de l’instinct — un instinct de peine, de révolte et d’absurdité.
Cette condition reste et demeure imbibée.
Elle émet une pression directe et intacte qui n’entrave en rien la dépense de sa renommée élevée. Elle pousse, elle crie, et elle continue d’être.
Ah ! Chute verticale, vertigineuse, d’un retentissement de verre fracassé.
Au sol, l’écho est submergeant — et c’est l’éclat.
Puis la nature éclot à son tour, dans une ouverture rebondissante d’étanchéité.
C’est elle qu’on appelle véritable : cette contenance qui gobe tout sous l’aile des mystères — celui de la vie et de la création, celui des terres et celui des hommes.
Elle dépasse tout et surmonte toute immensité.
L’éphémère n’est plus, et la condition vit.
C’est une condition qui reste en toute sa valeur, un extrait imprégné d’un état de sens qui suggère et qui murmure —
mais surtout assez délicat et malin pour ne pas dévoiler sa condition, que l’on nomme : ultime grain de vie“

♥️Tentative IA de sens pour cet écrit (remanié) :
Emerge ici, l’impression d’explorer un état intérieur dense, presque saturé, que j’appelle “condition imbibée”.
Il y a là comme la métaphore d’une conscience ou d’un être chargé d’émotions, de fatigue, voire d’absurde, mais qui continue malgré tout d’exister.
Au début ; une forme de lassitude existentielle : quelque chose qui s’épuise, pris dans un courant subjectif, loin du réel.
L’instinct n’est pas vital ici, il est presque douloureux —
fait de peine, de révolte, d’absurdité.
Il y a la qq chose qui évoque une lutte intérieure, comme si vivre pour moi était à la fois inévitable et pesant.
Puis le poème bascule dans une tension plus active : cette condition ne disparaît pas, elle insiste.
Elle “pousse”, “crie”, elle continue d’être.
Il y a une résistance, presque une obstination à exister malgré l’usure.
L’image de la chute et du verre fracassé marque un moment de rupture.
C’est brutal, sonore, presque cathartique.
Comme un effondrement ou une prise de conscience violente, qui mène paradoxalement à un “éclat” — donc à quelque chose de lumineux ou révélateur.
Ensuite, la nature apparaît comme une force englobante et fondamentale. Elle devient une sorte de vérité supérieure, qui contient tout — la vie, la création, les hommes, la terre.
Là, on sent un déplacement : on passe d’un mal-être individuel à quelque chose de plus universel, presque cosmique.
La fin apparait intéressante parce qu’elle renverse l’éphémère : ce qui semblait passager disparaît, et la “condition” devient durable.
Mais elle reste mystérieuse, insaisissable, comme si son essence ne pouvait pas être totalement révélée.
L’“ultime grain de vie”, sonne comme une essence minimale mais essentielle, quelque chose de fragile mais fondamental, peut-être même une forme de sens caché, discret, mais persistant
Ce poème comme une traversée : de la fatigue et de l’absurde, vers une rupture, puis vers une forme de persistance vitale, presque sacrée.

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Ici, un second poème – même période 1998, l’année des 16 ans, avec en + à la fin, une tentative IA de CLIMAT ambiance décrite.

🌟Hommage à la lumière, la bougie
https://www.youtube.com/watch?v=E8oTm9-XXUU&list=RDE8oTm9-XXUU&start_radio=1
Son silence nous heurte comme le passage d’un vent si doux
qui nous effleure à peine la peau.
Il nous déséquilibre quand le ténébreux orage est passé par ici.
Elle nous effraie lorsque l’on sent rôder son âme étourdissante, et pourtant sa lumière, d’une telle puissance, nous éblouit à tel point qu’elle nous pénètre et fait ressurgir en nous cette petite flamme d’amour —
ne serait-ce que cette petite onde que l’homme a toujours préféré ignorer.

Ah, la bougie… quelle grâce, quelle beauté, quel amour !

Qui, un jour, aura la bravoure de tendre somptueusement son oreille pour écouter et admirer son délicat murmure qu’elle vous fredonne sans cesse, sans cesse ?

Qui donc, un jour, aura la force de lui chanter à son tour combien on aime sa chaleur et son amour 

♥️Tentative IA remanié, amener du sens pour cet écrit :
Hommage à la lumière, la bougie
Le texte fonctionne ici autant comme une méditation poétique que comme un noble hommage.
Comme le précédent poème, il apparait riche en images et en émotions, dense, ce qui peut brouiller la lecture que vous en ferez. Cette densité, cependant, sert un côté mystique.
La bougie n’est clairement pas juste une bougie.
Elle devient une métaphore de la lumière intérieure, de l’âme, de l’amour et d une présence spirituelle.
Son silence qui “heurte” évoque un paradoxal : une présence discrète mais puissante, qui agit sans bruit.
Le passage du vent doux et de l’orage suggère les états émotionnels qui ont pu me traverser pendant l écriture : calme, trouble, chaos intérieur.
Et Quand j aborde « son âme étourdissante” et de la lumière qui “nous pénètre”, on entre dans quelque chose de plus profond : une expérience intérieure, voir transcendante.
La “petite flamme d’amour” que l’homme ignore bien sûr. fait penser à une vérité fondamentale qu’on refuse souvent de voir : la sensibilité, l’amour et une forme de conscience derrière cela. 

Le poème traite trois aspects entremêlées :
La lumière comme révélation : quelque chose qui éclaire mais peut aussi déranger ou effrayer/L’amour comme force fragile mais persistante/L’attention : la capacité à écouter, ressentir, se connecter à quelque chose de subtil (le “murmure” de la bougie)

Et à la fin, il y a la presque un défi.
Qui prendra le temps d’écouter ? Qui répondra à cette lumière ?
Je transforme ici le poème en appel, pas en contemplation hommage. 

Comme à mon habitude. Les images sont sensorielles et incarnées (vent, peau, lumière)

Il y a comme une cohérence émotionnelle et La répétition (“sans cesse, sans cesse”) a la fin peut offrir un rythme hypnotique.
C’est un texte introspectif et symbolique
Il parle de lumière intérieure, d amour parfois oublié, et de ma difficulté à l’époque à écouter ce qui est pourtant juste là, discret mais essentiel.

♥️Tentative IA d’ambiance/climat pour cet écrit, et davantage entrer dans le poème.
La scène s’ouvre dans une pièce plongée dans une pénombre presque totale.
Les murs sont à peine visibles, comme avalés par une obscurité encore chargée du passage récent d’un orage.
L’air semble lourd, mais immobile.
On devine un silence épais, presque palpable.
Au centre, posée sur une table de bois brut, une bougie brûle.
Sa flamme est fine, fragile, oscillant doucement, comme si un souffle invisible la frôlait par instants. Cette lumière n’éclaire pas toute la pièce : elle dessine plutôt des halos tremblants, des ombres mouvantes qui dansent lentement sur les murs.
Chaque vacillement donne l’impression que quelque chose respire dans l’ombre.
Par moments, la flamme s’incline légèrement, comme perturbée par un courant imperceptible — souvenir d’un vent ancien, d’un tumulte qui vient de s’éteindre. Et dans ce mouvement fragile, quelque chose d’intime se produit : celui qui regarde sent, sans vraiment comprendre pourquoi, un léger déséquilibre en lui-même. Comme si cette petite lumière réveillait une faille, une sensibilité oubliée.
L’atmosphère devient presque troublante.
La bougie ne fait pas que briller : elle semble habiter l’espace.
Sa présence est étrange, presque vivante.
On pourrait croire qu’elle observe, ou qu’elle appelle.
Il y a dans sa flamme une profondeur silencieuse,
comme une âme discrète qui rôde sans jamais se montrer.
Puis, lentement, cette inquiétude se transforme.
La lumière, toujours fragile, devient enveloppante.
Elle ne se contente plus d’éclairer : elle traverse.
Elle réchauffe le regard, adoucit les contours du monde, et surtout, elle agit à l’intérieur. Celui qui se tient là sent naître en lui quelque chose de minuscule — une chaleur douce, une émotion ténue, presque oubliée.
Une petite flamme intérieure, timide mais réelle.
Dans ce calme retrouvé, la bougie paraît soudain majestueuse.
Sa simplicité devient grâce. Sa fragilité devient beauté.
Et sa chaleur, silencieuse, devient une forme d’amour — discret, constant, offert sans attente.
Le silence, désormais, n’est plus vide.
Il est rempli d’un murmure invisible.
Si l’on s’approche, si l’on ose vraiment écouter, on pourrait presque entendre quelque chose : un souffle régulier, une présence qui fredonne doucement, encore et encore, sans jamais s’interrompre.
Mais pour cela, il faudrait s’arrêter.
Se pencher.
Tendre l’oreille.
Peu le font.
Et pourtant… dans cette pièce, face à cette flamme, une question demeure suspendue, comme la lumière elle-même :
Quelqu’un, un jour, prendra-t-il le temps de répondre ?
De murmurer à son tour ?
D’avouer, enfin, combien cette lumière — si fragile — est essentielle ?
La bougie continue de brûler, patiente.